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SAGA DE LA FAMILLE GHISLAIN BRACHER

La saga se compose de   parties :

A. LA VIE FAMILIALE

- AVANT LA GUERRE DE 1940-45

-LE RECIT DE L'EXODE

- LA RENTREE A BEAURAING

-LA VIE A VERVIERS

B. LES ASCENDANCES DE MA MERE LEZIN IRMINE

LA FAMILLE WALLAUX

LA FAMILLE LEZIN

 

 

BRACHER GHISLAIN - LEZIN IRMINE

 

               

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 AVANT LA GUERRE DE 1940

 

Mon père était cordonnier au 11 rue de Berry à BEAURAING. Il a suivi les cours et réussi les examens le 23/07/1941 d’officier de Pompiers  , au grade de lieutenant. Il est devenu, le 4/08/1942, commandant du corps des pompiers volontaires de la localité, dont il faisait partie depuis au moins 1935. A cette époque, l’alarme au feu par sirène n’étant pas encore d’actualité, c’est à l’aide du clairon que l’appel se faisait en étant relayé par d’autres pompiers clairons. Cela m’a permis d’en jouer, ce qui m’a été utile au service militaire pour faire partie de la clique.

 

 

 

Ghislain BRACHER à sa démobilisation

Il tient le panneau : R I P COMPAGNIE DES BRAS CROISES

BOURG-LEOPOLD

 

Mes parents proviennent de DAVERDISSE, où ils se sont connus. Mon père y est né le 17/04/1904.Ma mère, native de GEMBES le 09/04/1904, était élevée à DAVERDISSE  par sa grand-mère Emérence WALLEAUX-THOMAS. Dans sa jeunesse ma mère a travaillé quelque temps à la soierie de Givet. Voici une copie d’un message d’amour écrit par ma mère, à mon père, au verso de la photo ci-après. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                   

                         Mot d’amour écrit au verso en 1927.                                                              

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

         Notre mère à l’âge de 23 ans.                         

 

 

    

A leur mariage, ma mère a reçu en cadeau ce magnifique service à café dont voici une vue très récente. Il doit avoir près de 90 ans, est toujours complet. Seules quelques tasses ont perdu la garniture de bord dorée.

Mon père a pratiqué différents métiers dont celui du travail du bois, forestier , menuiserie avec son père. Lorsqu’il parlait de sa scolarité, il disait : « djai sti à scol  à cu des vatches » (orthographe douteuse !!). Mes parents se sont mariés en 1928. Francine est née en 1931, et Nicole en 1935, faisant la joie et le bonheur des parents.

        A BEAURAING, mes parents ont occupé plusieurs maisons : rue de l’église, rue du BIRAN   ( face à l’arsenal des pompiers de l’époque) actuellement rue du DR VERMERE, rue du Calvaire, actuellement rue du Luxembourg, et celle de la rue de BERRY qu’ils ont achetée. Avant cela , ils ont un moment transité par Daverdisse, chez les oncles WALLEAUX, puis à  WELLIN, où ils étaient concierge et cuisinière dans la propriété d’un chirurgien de MOUSCRON, aux Fonds des VAULX. Puis ils ont regagné BEAURAING. 

        A la rue de l’église, mon père conférait son savoir professionnel à son jeune frère ALBERT, qui était apprenti. C’est ALBERT qui a appris à marcher à ma sœur Francine. Il était comme un grand frère pour elle. Par la suite, rue de Berry, mon père eut deux ouvriers, Albert POCHET, de PONDRÔME et Georges DE JONKERRE, de MESNIL-L’EGLISE.

        Mon père était chasseur, nous avions donc un chien de chasse, et il possédait un magnifique fusil HAMERLESS deux coups . Il préparait souvent lui-même les cartouches en fonction de la chasse prévue. Il était aussi très amateur de pêche, sur la Meuse à GIVET, où il avait une barque à cet usage.

 

Position altière du chasseur

EXODE DE MAI 1940 DES FAMILLES BRACHER ET WIAME.

 

Ce furent les années noires, la "drôle de guerre". Le papa de Jean Bodart était mobilisé. Papa, qui n'avait que trente-six ans mais était invalide de guerre, n'a pas été rappelé.

 

Le 10 mai 1940, nous jouions devant la maison de Michelle Thibaut quand, soudain, au-dessus de nos têtes et bas dans le ciel, deux avions surgirent, qui se faisaient la chasse et se mitraillaient. Aussitôt, M. Abel Blondiaux, un voisin, nous fit rentrer chez lui. Nos parents, paniqués, couraient dans la rue, ne sachant où nous étions. 

Ce jour-là, beaucoup de personnes décidèrent de fuir, d'évacuer avant l'arrivée des Allemands. On disait que les forts de Liège tenaient toujours et qu'ils stopperaient l'invasion. Mais, comment être sûr de quoi que ce soit quand la peur vous submerge ? D'autant que la guerre de 14-18 avait laissé de cuisants souvenirs partout. 

Le dimanche 12 mai 1940, jour de la Pentecôte et des communions solennelles à Beauraing, nos  voisins Wiame et mes parents décidèrent de prendre la route à leur tour. C'est avec un landau d'enfant, chargé de provisions, vêtements et papiers importants, que nous avons pris la route avec M. et Mme Wiame et leurs trois enfants, Alex, l'aîné, André qui avait mon âge (pas encore neuf ans), et Suzanne, qui avait l'âge de Nicole (pas encore cinq ans). Chacun,  portait un sac à:dos.

 On nous avait recommandé de ne pas tenter de passer par Givet, qui était pourtant la route la plus courte pour gagner la France, car les ponts sur la Meuse avaient dû être minés. Nous passerions donc par Hastière, en contournant la "bosse" de Givet.

 

La nuit précédente, que nous avions passée dans les caves voûtées chez les Wiame, nous n'avions pu dormir  car nous entendions les galopades folles des chevaux des armées belge et française, perdus dans la débâcle. Nous n'allions pas tarder à les retrouver : dans la côte de Feschaux, des bombes étaient tombées, creusant des cratères au milieu de la route, ne laissant qu'une possibilité de passage sur le côté, et en file indienne. C'est là que nous avons retrouvé les pauvres chevaux  morts, éventrés, abandonnés sur place. Ce fut la première image horrible de ce début d'exode. Hélas! il y en eut bien d'autres!

Notre landau avait déjà perdu une roue, ce qui nous obligeait à le caler avec une pierre lorsque nous nous arrêtions, soit pour manger, soit pour nous reposer un peu et enlever nos souliers pour mettre nos pantoufles un court instant et laisser respirer nos pieds. Les petites étaient très courageuses et ne se plaignaient  jamais. Quand elles étaient trop fatiguées, on les mettait, chacune à son tour, sur la landau.

Nous nous trouvions dans une colonne de fuyards de toutes sortes; automobilistes, fermiers avec leurs charrettes sur lesquelles trônaient grands-parents et enfants sur les  meubles  et   matelas entassés, et surtout, beaucoup de piétons comme nous, avec leurs bagages de fortune. Il y avait aussi des bestiaux, chevaux et vaches, et des chiens. La cohorte se dirigeait vers tel ou tel endroit où, semblait-il, les bombardements n'avaient pas encore sévi.

Après un périple d'environ quarante kilomètres, notre première étape fut Anthée. Là, sur la grand-route, nous nous sommes assis sur un muret clôturant le jardinet d'une villa. Les propriétaires sont venus nous inviter à entrer pour nous reposer; ils nous ont offert à manger et à boire. Paniques, ils s'apprêtaient également à partir. Ils nous ont dit ;"Occupez la maison le temps qu'il vous plaira, prenez tout ce qui vous est nécessaire, mais nous, nous partons immédiatement. Nous avons dormi sur des tapis, dans le salon et le lendemain, nous repartions, emportant seulement quelques bouteilles d'eau! J'espère que ces personnes charitables - dont j'ignorerai toujours les nom et adresse - auront pu rentrer saines et sauves et retrouver leurs biens intacts, tels que nous les avions laissés.

 Au départ d' Anthée, je ne sais par quel chemin nous fûmes guidés. Nous allions toujours vers "là où il n'y avait pas encore de bombardements".

Les 5 enfants qui ont fait l'exode.     

Evidemment, il y avait les avions qui, brusquement, surgissaient dans le ciel et mitraillaient à tout va. Chaque fossé, chaque anfractuosité de rocher, chaque bosquet nous servait d'abri : les gens s'y précipitaient et s'y bousculaient pour tenter de se protéger. Il n'y avait aucun esprit d'entraide, c 'était chacun pour soi. Je ne parle pas des familles qui, c'est normal, ne voulaient pas être séparées, ni de nos parents qui nous abritaient derrière eux.

Il y avait pas mal de militaires en uniforme qui s'étaient glissés parmi les réfugiés et nous entendions des personnes dire que c'était à cause d'eux que nous étions mitraillés... Peut-être tentaient-ils de rejoindre leur régiment?

Un jour, j'ai oublié où et quand, nous avions trouvé une chambre où loger. Il y avait un grand lit de deux personnes; les parents dormaient tout habillés, en travers du lit et nous, les cinq enfants, étions couchés sur des édredons, entre le lit et le mur. De toute la nuit, les canons n'ont cessé de tonner et le ciel de s'embraser à chaque fois. Nous étions terrorisés.

Après détours et détours, nous nous sommes retrouvés à Florennes, où était un champ d'aviation militaire. Un soldat nous a conseillé de prendre la route de Philippeville  « où il ne se passait rien ».

A un certain moment, nous avons vu, dans une clairière, un groupe de soldats noirs, portant des fez rouges; on nous a dit qu'ils étaient Sénégalais. Ils ne nous ont pas prêté attention, à notre grand soulagement!

Nous étions encore dans les campagnes environnant Philippeville que les bombardements commencèrent! Entassés dans un fossé, au bord d’une grande prairie, nous pouvions voir les chapelets de bombes tomber sur la ville comme dans les champs qui nous entouraient. Nos parents nous faisaient rempart de leur corps. Lorsque nous sommes enfin entrés dans la ville, c'était le désastre...

Nous étions heureux d'avoir été épargnés par cette tragédie, mais on aurait dit que la mitraille et les bombes nous précédaient où que nous allions.

 

 

ITINERAIRE DU TRAJET ALLER A VOL D'OISEAU.

Nous avons pris la route de Mariembourg. C'était déjà le soir et rien en vue pour loger. Finalement, quelqu'un nous a indiqué une cimenterie où nous pourrions aller dormir. Effectivement, mais nous étions couchés  sur des sacs remplis de ciment  et durs comme de la pierre . Enfin, c'était quand même du repos et un abri!

Le lendemain, nous partions vers Couvin, toujours avec l'espoir de passer en France, où M.Wiame et mon père voulaient rejoindre l'armée française. Je me souviens que mon père.est allé cueillir de la rhubarbe dans un potager: c'est tout ce  que nous avions à manger depuis la veille.

Aux abords de Couvin, qui avait déjà été bombardée, de nom­breux soldats belges et français gisaient, morts sur le bord des fossés. L'un tenait un chapelet entre les doigts, un autre avait une photo d'enfant près de lui. Je revois ces images comme si elles dataient d'hier et je ne pourrai  jamais oublier...

A Couvin dévastée, j'ai vu une maison éventrée où un lit était resté accroché à un pan de mur de l'étage. Mon père a réussi à trouver un petit pain dans une boulangerie dont les vitrines étaient défoncées. Il fallait chercher où dormir. On nous a renseigné un abri; nous ignorions à quoi cela pouvait ressembler. Il s'agissait en fait d'une  ancienne brasserie comportant trois grandes caves en enfilade. La première, munie d'une ouverture, était fatalement déjà occupée (c'était la plus saine),  ainsi que la deuxième, sans fenêtre. Quant à la troisième, où il restait quelques places libres, c'était un véritable trou à rats.  Nous dormions sur une mince couche de paille (vraiment très, très mince !) et des rats venaient se promener à proximité.

Le lendemain matin, M. Wiame et mon père sont partis en direction de la France, par Chimay. Nos mamans et nous n'avions plus la force de continuer. Mon père s'est retrouvé à Toulouse. Le soir, des soldats allemands ont fait irruption dans l'abri et en ont fait sortir tous les hommes  présents. Dieu sait où ils les ont emmenés !

La propriétaire des lieux a mis à notre disposition une petite cave |munie de fenêtres au ras du trottoir et qui donnaient sur la rue. Nous avons pu ainsi observer le défilé des troupes allemandes qui entraient dans Couvin, fanfare en tête. Un officier à cheval, avec une figure simiesque et une attitude roide qui inspiraient la terreur, les précédait.

Le calme était revenu à Couvin, mais le principal souci était de trouver de la nourriture. La propriétaire nous donnait bien un bol de soupe (et même une fois des frites!), mais c'était bien insuffisant pour des estomacs qui criaient toujours famine! Alors, les gosses, nous partions en expédition dans la ville pour tenter de dénicher quelque chose à se mettre sous la dent. Nous avons vu, dans la rue, un soldat allemand, raide mort, cramponné d'une main à sa bicyclette coincée sur le bord du trottoir et, de l'autre main, se tenant la gorge où un projec­tile l'avait certainement atteint. Ce sont aussi des choses qui restent gravées dans la mémoire. 

 

Au cours d'une de nos escapades, nous nous étions introduits dans un grand garage où nous avions trouvé une bouteille d'eau de Spa abandonnée dans, un vieux pneu, et un réveille-matin.  Alex avait caché le réveil dans sa poche. Comme nous allions sortir du garage, un bruit de bottes nous alerta : une patrouille allemande était proche. Nous nous sommes mis à courir à toutes jambes et, au même moment, le réveil s'est mis à sonner dans la poche d'Alex. Quelle frousse nous avons eue !

Nous faisions le tour des épiceries pillées mais nous ne ramassions hélas, que des emballages factices (les bâtons de chocolat étaient en bois !). La chance a quand même fini par nous sourire sous la forme d'une grosse boîte de chocolat Aiglon à la vanille. Cela nous servit de repas pendant un jour ou deux. J'en ai été tellement dégoûtée que, plus jamais, je n'ai mangé de chocolat à la vanille.

Nous sommes restés quelques jours à Couvin, puis il fallut bien songer au retour. Notre landau avait perdu ses quatre roues, mais nous avons trouvé une poussette d'enfant pour y caser nos maigres biens. Nous allions, cette fois, tenter de passer par Givet, le plus court chemin pour regagner nos foyers. Nous étions à peu près seuls sur les routes mais nous croisions souvent des convois de camions allemands et les estafettes nous enjoignaient de nous pousser dans le fossé. Si, par chance, il y avait une cuisine roulante, des soldats nous donnaient une tasse de café, toujours bienvenue.

J'avais trouvé un vélo d'enfant, sans selle, et j'ai absolument voulu le ramener avec moi, sans pouvoir l'enfourcher ! Je m'étais donné beaucoup de mal pour rien car, quand j'ai voulu l'essayer, je me suis plantée contre un mur. Exit le vélo ! ... et bien mal acquis ne profite jamais !

Un midi, je ne sais où, nous étions écroulés sur le banc d'une place de village, éreintés et affamés comme de coutume. C'est alors qu'un officier allemand s'est approché de nous. Mme Wiame parlait l'allemand et, après quelques mots, cet officier s'est dirigé vers une ferme et a réquisitionné du lait en suffisance qu'il nous a fait boire. Merci à cet ennemi pour ce geste d’humanité. Je crois que c'était le premier jour de notre voyage de retour.

Le soir, nous étions (je crois) à Matagne. Une délicieuse vieille dame nous a invités chez elle, nous a fait manger et dormir dans de vrais lits. C'était la première fois depuis notre départ de la maison, que nous dormions dans des lits propres ! Deux femmes fatiguées et cinq gosses à la traîne avaient certainement inspiré une grande pitié à cette gentille dame.

Enfin, le lendemain, par Gimnée et Doische, nous avons atteint le Petit-Givet. C'était la désolation : nous passions dans les rues entre des pans de murs qui fumaient encore. Givet, vallée de la Meuse, était dominée par le fort de Charlemont. Sur la colline d'en face, un autre fort. Les deux s'étaient canardés à qui mieux mieux et pas mal d'obus étaient tombés sur la ville.

Nous étions anxieux de revoir Beauraing, craignant ce qui nous y attendait. A notre arrivée, nous avons retrouvé notre chienne Diane qui, malgré la joie qu'elle manifestait de nous revoir, nous sembla bien malade. Elle avait pourtant été bien soignée et nourrie par Luc et Lucie Havenne mais, nous ont-ils dit, pendant notre absence, elle se laissait mourir de chagrin.

Quand nous avons voulu rentrer chez nous, notre maison était occupée par des soldats allemands. Tout était sens dessus-dessous. Un soldat était en train de se nettoyer les pieds avec une chemise neuve de mon père. Sur la taque de la cuisinière - que maman entretenait brillante comme un miroir - "ils" avaient renversé un tas de charbon qu'ils se contentaient de faire glisser dans le feu plutôt que de descendre en chercher à la cave.         Mes illustrés, Mickey et Spirou, traînaient dans tous les coins. Dehors, deux hommes étaient montés sur le tricycle de Nicole, qu'ils ont démoli. Deux autres roulaient sur ma belle trottinette (cadeaux que nous avions reçus à la précédente St-Nicolas).

Madame Wiame nous a proposé d'habiter chez eux, dont le magasin de prêt-à-porter pour hommes avait été pillé. Il n'existait pas de service de ravitaillement, plus de conseil communal, de médecins ni de vétérinaires. Alors, puisqu'il fallait bien manger, nous allions, avec d'autres enfants, faire la queue près de la cuisine roulante des Allemands (les adultes, sauf les vieillards, ne s'y résignaient pas). Munis chacun d'une cruche de deux litres, nous recevions une soupe à la viande et aux nouilles, qui nourrissait les deux familles pendant une journée. Il faut reconnaître que les cuisiniers allemands ne lésinaient pas sur la viande et "touillaient" jusqu'au fond pour donner aux gosses de bons morceaux.

Un vieux soldat qui occupait l'appartement de Georges Suray, nous donnait des tranches de pain noir tartinées d'une épaisse couche de "presque" beurre. Nous les rapportions à nos mamans, qui grattaient soigneusement la matière grasse qui servait alors à améliorer l'ordinaire.

Nous avions appris que, dans certains paquets de cigarettes allemandes, il y avait des bons-primes que certains soldats collectionnaient. Aussi, Alex, André et moi cherchions ces bons le long des trottoirs et les échangeons contre quelque nourriture. Nécessité et débrouillardise font loi !

L'école était fermée et transformée en dispensaire.

Puis, il y eut notre rencontre avec un prisonnier alsacien qui servait d'interprète aux officiers allemands. Un jour, il nous a fait cadeau d'un gros pain de mie blanc. Comment se l'était-il procuré ? Quel régal ! cela valait n'importe quel gâteau ! Un autre jour, il nous a signalé que dans la cave d'une épicerie désertée par ses habitants, se trouvait une réserve de pommes de terre/risquant fort de pourrir sur place. Comme nous étions des enfants - et pas bien gros - nous nous sommes glissés dans la cave par le soupirail pendant qu'il faisait le guet dans la rue et nous sommes ressortis en emportant le plus possible de ces précieux tubercules. Une aubaine ! Malheureusement, cet Alsacien a dû partir en Allemagne avec un convoi de troupes. Nous sommes allés lui faire nos adieux à la gare et nous étions bien tristes, lui et nous, à l'idée de ne plus nous revoir.

Nous avons pu, enfin, réintégrer notre maison. Un semblant de service de ravitaillement s'est formé; nous avons reçu du pain sans levure qui serait resté collé au mur si on l'y avait jeté !

Notre Diane dépérissait et semblait beaucoup souffrir. C'est pourquoi, Mme Wiame s'est rendue à la Kommandatur  pour supplier qu'un soldat vienne l'abattre, ce qui fut accepté pour le lendemain matin. Mais, à notre réveil, Diane était morte. Nous étions persuadés qu'elle avait senti, en nous entendant parler, que sa mort était programmée. Nous avons pleuré pendant des heures puis nous l'avons enveloppée dans une couverture et transportée dans une manne en osier pour l'enterrer près de notre potager hors du village. Or, tout au long du chemin, le chien du Dr. Questiaux, son compagnon de chasse, nous a suivis en gémissant. Les animaux ont-ils une âme ?

 Francine BRACHER

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RETOUR A BEAURAING

 Mon père est rentré de TOULOUSE fin août 1940. 

  Voici la photo du dos de la montre dont il a fait cadeau à ma mère  et sa carte temporaire française à Toulouse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mes sœurs ont eu le plaisir et le chance de pouvoir passer de nombreuses vacances à Daverdisse, où tous les membres de la famille venaient se ravitailler : le frère de bon-papa Cyrile jusqu’en 1942, année de sa mort, et l’autre frère Joseph, tous les deux venant de BRUXELLES.

 

Au devant de g. à dr. : Micheline Bracher, Claudine Bracher, Jean-Pierre Bracher et Marcelle LEMAIRE. En seconde ligne : Germaine Lemaire, Nicole Bracher ( derrière le nœud de Claudine) , Mimie LEMAIRE et Francine BRACHER.

 

Les grand-parents avaient plusieurs parcelles de terrain cultivable ce qui leur a permis d’aider leurs enfants et leurs proches parents durant ces années pénibles.

 

            J’atterris dans la famille le 21 janvier 1943, attendu impatiemment par mes deux sœurs. Mon père était fou de joie d’avoir un fils ! Mon oncle Albert ayant été rapatrié de son camp de prisonnier de guerre, devint donc mon parrain.

 

            Mon père s’est spécialisé dans la fabrication artisanale de chaussures orthopédiques car il y avait pas mal d’estropiés dans les fermes des villages environnants (mariages consanguins, blessures de guerre…). Ces malheureux étaient incapables de se tenir debout sans ces chaussures ou bottes lacées, qui n’avaient plus rien de comparable aux chaussures normales.

               Le 4 aout 1942, mon père est nommé commandant du corps de sapeurs pompiers volontaires de Beauraing, qui devient un corps militarisé. Suivent alors des modifications dans l'organisation du service d'incendie : à savoir publication le 16 octobre 1943 du REGLEMENT ORGANIQUE DU CORPS DES SAPEURS POMPIERS DU GROUPEMENT REGIONAL DE BEAURAING  dans lequel est fixé outre l'organisation, les devoirs de chacun, le cadre et les indemnités attribuées selon le grade, la zone des communes desservies par les sapeurs de Beauraing.

     En font partie : CHAP IV SERVICE 2) Réquisitions :

Article 30- Le corps peut être appelé à porter secours, en cas d'incendie ou d'accident grave, dans une autre commune, soit sur réquisition du Bourgmestre de la commune secourante, soit en exécution d'un convention conclue entre les administrations communales intéressées, à savoir : Beauraing, Baronville,, Dions (les), Felenne, Feschaux, Finnevaux, Focant, Froidfontaine, Heer, Honnay, Hour, Houyet, Javingue, Sevry, Martouzin, Neville, Mesnil Eglise, Mesnil St Blaise, Pondromme, Vencimont, Voneche, Wancenne, Wanlin, Wiemme et Winenne.

 

        Suit alors le nouveau REGLEMENT ORGANIQUE DU CORPS DES SAPEURS POMPIERS DU GROUPEMENT REGIONAL DE BEAURAING  - REGLEMENT DE SERVICE INTERIEUR, le premier janvier 1948, dans lequel sont spécifiées les modalités de fonctionnement interne du cops de sapeurs pompiers.

        Ces documents ont été élaborés avec la participation de mon père, chef de corps des pompiers.

            A cette époque, une zone aussi étendue, avec des moyens matériels assez limités a provoqué quelques polémiques au sujet des délais d'interventions dans certaines communes, jugés trop longs :"Les pompiers sont arrivés trop tard.".  Légèrement énervé, mon père a alors rétorqué ; " La solution pour que nous soyons plus tôt sur les incendies, serait qu'on nous avertisse un quart d'heure à l'avance!". 

            En septembre 1944 la libération et la naissance d’un petit frère RAYMOND. Je crachais avec des mines dégoûtées le bon chocolat que ma grande sœur voulait me donner avec amour ( j’ai reçu une petite torgnole !).

             En décembre 1944, notre petit frère âgé de 3 mois était atteint d’une pneumonie et son berceau était dans la cuisine. Le 5 décembre dans la soirée, Maman et Francine, en pleurant préparaient le passage de Saint Nicolas, ne sachant pas si notre pauvre petit Raymond allait survivre … Il a été sauvé grâce aux injections de pénicilline que mon père lui faisait toutes les 3 heures.

             Le 24 décembre 1944 pendant l’offensive VON RUNSCHTEDT, les tankistes anglais arrivaient à BEAURAING et étaient logés chez l’habitant. Nous en avons, avec plaisir, accueilli deux, Collin et TED, qui sont restés jusqu’au 19 janvier, avant d’être dirigés sur BURE et GRUPONT. D'autres hébergés dans d'autres maisons, dont Alex, un écossais, et Alec venaient rejoindre leurs copains le soir vu l'ambiance qu'il y avait chez nous.  Colin et Ted sont tous deux revenus indemnes de ces combats de rue  et sont venus nous dire « AU REVOIR » avant de monter sur l’Allemagne.

            Beaucoup d’événements se sont produits dont je n'ai pas toujours le souvenir. Mais je conserve la vision de ce gros char anglais devant la maison, de ces hommes attablés dans la cuisine jouant aux cartes et riant de mes danses sur la table sur laquelle ils m’avaient juché. J’ai également le souvenir d’une alerte bombardement suite à l’offensive VON RUNSCHTEDT, qui nous a obligé à passer la nuit dans la cave chez RENON, marchands de meubles, nos nouveaux voisins d’en face, qui ont remplacé les WIAME rentrés à ANVERS. Ce sont ces soldats qui ont veillé à notre équipement avant de quitter la maison. Durant ce bombardement, 23 bombes ont atterri dans l’intérieur de la courbe du chemin de fer vers MARTOUZIN, après le V1 ayant creusé, auparavant, un cratère important route de GOZIN à quelques centaines de mètres du pont de chemin de fer situé près du lieu des apparitions. L’une d’elles a percuté et détruit totalement la maison CRESPIN rue de la Genette, heureusement sans faire de victime, la maison était vide à ce moment là !

 

            Howard NASH                                   Daniel  BOWLES                                  Collin SHEPERD                    Wilbur LOTT de TACOMA             Francine

            De l’ARIZONA                                         du  TEXAS                                         de LONDRES                        état de WASHINGTON                militaire 13 ans

  

            Ce dont je me rappelle moins, c’est la présence de mon oncle EDMOND LAMBERT et sa femme MARIE-JOSE BRACHER , membres de l’armée secrète ( Armée Blanche) , qui se cachaient chez nous pour échapper à la GESTAPO.

            Puis sont venus les Américains ( Howard, Daniel et WILBUR) qui passaient leurs temps libres chez nous. Francine qui avait étudié l’anglais pendant la guerre, a correspondu pendant plus de 10 ans avec Collin et Wilbur. C’est ainsi que nous avons appris qu’après sa démob, Wilbur et son épouse Mary avaient encore eu plusieurs enfants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cartes de vœux pour les fêtes de fin d'année reçues de différents GIS et de soldats anglais.

 Notre mère est l’âme de la maison. Elle ne s’arrête jamais et est toujours disponible pour chacun. Elle cuisine ( parfois avec les moyens du bord, du fait de la guerre) des plats succulents. Elle console nos petits et gros chagrins, soigne nos « bobos », confectionne à la machine à coudre ou au tricot tous nos vêtements. Et, avec elle, gare aux fautes d’orthographe dans les devoirs de français, car en la matière, elle est imbattable. Maman, c’est la bonté même. Elle était une formidable grand-mère pour nos enfants. 

         Maman aimait  aussi broder. Elle a fait  une quantité de napperons, de draps de lits qui malheureusement ont disparus. Voici une toile qu'elle a brodé. C'est un tableau faisant 1,5mx0.90m. Une belle preuve de sa patience.

        Les années où cela fut possible, vu la difficulté du voyage et le jeune âge de mon frère Raymond et de moi-même, nous allions souhaiter la bonne année à nos grands-parents BRACHER à DAVERDISSE. C’était une promenade qu’il fallait faire en bus, en tram, puis à pieds. Mais nous y allions de très bon cœur, sachant à l’avance l’accueil chaleureux qui nous était réservé. Nous apportions ce qui s’appelait à l’époque les étrennes à nos grands-parents, à ma marraine et mon parrain. Ce dont je me rappelle le plus est le choix habituel pour bon-papa : un cornet de tabac de la Semois et une bouteille de CHASSART. Pour bonne-maman c’était des biscuits. Il faut être franc, nous y allions aussi un peu par intérêt. Outre le prêt que nous devions sans doute recevoir, il y avait ces délicieuses grosses gaufres spéciales nouvel an, préparées et cuites par bonne-maman. Nous n’en avons plus jamais trouvé d’aussi succulentes, et à l’heure actuelle, elles nous manquent encore..

              Notre père était un très fin bricoleur. Sa grande spécialité était la découpe à la scie sauteuse, de figures, de motifs, qu’il dessinait lui-même  dans du contreplaqué qu’il assemblait pour faire des porte-pipes, des porte-revues, des cadres, des boîtes. Il a confectionné à notre insu beaucoup de jouets pour la fête du grand saint, comme une parure de cow-boy complète avec chapeau en cuir, cartouchières, gaine à revolver ou une gare avec quai, jardins, bancs, sans oublier ceux réalisés auparavant pour nos sœurs.

 

Voici un porte pipes retraçant une scène d’empoigne avec un cochon.

Il était aussi un grand musicien. Outre le clairon, alarme des pompiers, il jouait avec une certaine virtuosité du tuba depuis sa jeunesse (Fanfare l’Avenir de Daverdisse ) à un point tel qu’il était souvent appelé pour renforcer des harmonies ou des sociétés comme celle des Chinels. Il a été aussi appelé pour compléter la Musique des Guides.

             Nicole n’appréciait pas du tout l’école. Elle était à peine arrivée qu’elle se plaignait de terribles douleurs dans le ventre. Une élève des grandes classes la ramenait alors à la maison, où, quelques instants après, Nicole se remettait à jouer, miraculeusement guérie. Sa ruse n’ayant réussi que deux ou trois fois, mes parents ayant compris ! Mon père l’a donc emmenée lui-même dans sa classe et il ne fut plus jamais question de ces fameux maux de ventre !

            Francine est férue de grande musique classique. Elle suivait alors à Beauraing des cours de violon, poursuivis pendant plusieurs années. . Puis au Conservatoire de Verviers, au cours de piano. Elle a délaissé son violon durant les premières années de son mariage, l’a repris, a de nouveau suivi des cours et n’a abandonné son violon qu’après le décès de notre mère. Jamais depuis, elle n’a eu le cœur de le reprendre.

 

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                          

 

 

                        Francine 16 ans                                                Papa, Maman et moi                                                                     Nicole 12 ans

            Nicole elle, a opté pour la mandoline, qu’elle a abandonnée à son mariage, faute de pouvoir s’adonner aux joies de l’accordéon, dont elle était très passionnée, ce n’était pas dans les mœurs à cette époque Madame HORNER n’ayant pas encore imposé son art.  

             Mon père avait « la bosse des maths ». C’est ainsi qu’il aidait un de nos voisins, étudiant à l’Université de Bruxelles , à résoudre des problèmes que le père de ce jeune homme, pourtant professeur de maths à l’Athénée, n’arrivait pas à solutionner.  

             Mon petit frère et moi, allions à l’école gardienne chez les Sœurs juste à côté du lieu des apparitions de 1932, nous y allions sous la bonne garde de nos sœurs. Et durant ces trois ans, il faut dire que ce fut une réelle corvée pour elles. Au moindre souci, c’est Francine que les Sœurs faisaient intervenir.

             Les canalisations d’eau potable ont été remplacées rue de BERRY, et en rentrant de l’école, je prenais ma pelle pour creuser les tranchées avec les ouvriers. Un jour de paie, ils m’ont forcé à les suivre et j’ai reçu ma première rétribution : une pièce de monnaie, j’étais fier comme un paon et heureux. J’ai couru la montrer à ma mère.  

            Mes sœurs faisaient partie d’une société de gymnastique, elles participaient au spectacle et au camp annuel. 

 Il y avait beaucoup de réunions de pompiers à la maison, elles étaient perturbées par les chants puissants de notre canari, qui se faisait rappeler à l’ordre. Il fallait préparer la soirée annuelle par laquelle l’apport de ressources financières s’opérait. Le résultat espéré s’est concrétisé : d’énormes boîtes sont arrivées contenant des bottes, des casques, des gants, des ceinturons, des pantalons genre salopettes, et des vestes en toile cirée. En 1949 il y eu une grande fête religieuse avec la présence de Mgr CHARRUE, évêque de NAMUR. dont la partie principale était un  cortège style procession aux flambeaux, en l’honneur du passage en nos murs de la statue miraculeuse de la Vierge de FATIMA..Ce fut féerique, et des milliers de personnes s’étaient déplacées pour tenter de toucher cette statue ! A cette occasion, les pompiers avaient reçu une tenue d’apparat pour assister la gendarmerie durant les festivités (mission prévue dans le REGLEMENT ORGANIQUE DU CORPS DES SAPEURS POMPIERS DU GROUPEMENT REGIONAL DE BEAURAING 16/10/1943 ART. 1) . Ma sœur Francine a chanté l’AVE MARIA de GOUNOD sur un podium installé près du château de BEAURAING. Nicole faisait partie des personnages du tableau. J’ai eu le privilège d’être présenté à Mgr CHARRUE, de recevoir sa bénédiction et de pouvoir baiser son anneau épiscopal.

Contemplez les magnifiques tenues d’apparat que les pompiers étrennent.

Dans l’ordre de g à dr et de haut en bas :

Gilbert GODET, Louis BRUN, Gabriel MASSON, Jules DASSY, Joseph DUMONT,  X  ,  X  , Robert NICAISE, Dr MAISTRIAUX, Mr Armand BRACK, André JADOT, Ghislain BRACHER

 Albert MASSON, Marcel (Loulou) RIDELLE,  Emile BRASSEUR, Roger BAUDRY, Robert ENGLEBERT, Adelin GODET.

  

            Nous allions souvent à GIVET soit en car ( L’ETOILE DE DINANT) soit en vélo, pour se ravitailler en ASPRO moins coûteux en France. Il fallait user de beaucoup de stratagèmes pour passer le contrôle douanier très sévère.           

            Les frères maristes sont arrivés en 1949 et ouvraient leurs premières classes dans des locaux provisoires, au CASINO allée du NONDEUX. C’est là que j’ai suivi la première primaire. La construction de la première partie des classes et de la maison des Frères, route de Givet , a permis de suivre les cours dans ces locaux dès l’année scolaire 1950-1951, avec mes premières œuvres de faux en écriture ! Mon bulletin n’étant pas aussi beau que d’habitude,  je l’ai signé moi-même ! Mais on n’est pas expert du premier coup ! J’avais utilisé mon crayon rouge et j’avais écrit rimine au lieu de IRMINE. Ce qui me fait gausser est de revoir le frère mariste, venir exposer le cas à la maison en conférant à cette gaminerie une importance égale à la spoliation d’une réserve bancaire ! 

            Vous remarquerez sur la photo que nous nous entendions parfaitement mon frère et moi. Nous avons souvent, si pas toujours été ensemble. Il y a bien sûr la différence d’âge qui parfois a provoqué de petites séparations, vu que les activités étaient différentes. Il était un peu jeune pour « aller camper » dans la campagne avoisinante avec les frères REYLAND, fils d’un important marchand d’aliments pour bestiaux. C’était souvent un bref séjour et parfois, il se terminait bien grâce au chauffeur du camion de leur père qui nous prenait en charge et nous ramenait à bon port. 

C’est à cette époque qu’un terrain de foot a été créé près de l’école communale dans un pré rue du HERDAL. Et les premiers matches se sont disputés sous la surveillance des pompiers.

Mes sœurs ont quitté l’école, Francine travaille comme employée à BIEVRE à la sprl ALBERT, une industrie de mécanique agricole. Nicole, va à MARLOIE dans une usine où l’on fabrique des bas nylon. Elle était remailleuse.

Deux enfants sages !

 Mon père a cessé son commerce de cordonnerie faute de clients : mise sur le marché des surplus américains et industrialisation de la chaussure, et conséquemment sa fonction de pompier, puisqu’il n’était plus disponible . Il s’est tourné vers la construction. Son premier travail fut le château d’eau de BEAURAING, l’école des frères maristes, puis la reconstruction du pont de DINANT, détruit pendant la guerre. Le pont datait de 1515, les poutres en chêne de l’ossature n’étaient pas pourries.

 Francine a changé de travail début 1951 et est employée à la Fédération Patronale du Textile à Verviers.

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PARTIE VERVIETOISE

 

C’est une longue distance à faire chaque semaine. Elle loge dans la maison de la PROTECTION de la JEUNE FILLE, tenue par des Sœurs rue des Raines. De plus, Pierre SONVEAU est entré dans sa vie. Et comme  la région verviétoise offre plus de possibilités d’emplois pour papa, le 9 janvier 1952, le camion de déménagement nous conduit jusqu’à la ville de DOLHAIN-LIMBOURG, le long de la VESDRE, rue WILSON n°9. C’était la première fois que je voyais une rivière aussi importante en pleine crue, proche du débordement des murets de protection.

Avec Raymond, nous avons continué notre scolarité à l’Institut Saint Joseph. Nous avons également fait connaissance avec la gymnastique à  LA ROYALE DUCALE, le scoutisme comme louveteau puis comme scout. Nous avons effectué plusieurs camps de vacances, parfois perturbés par des réactions à l’encontre d’une autorité excessive. Pendant le dernier camp, en 1959, lors d’une balade cuisine sauvage, non préparée, la plus grande partie de la troupe a réintégré le camp, après une altercation avec le staff dirigeant pour une question de ravitaillement, en formant un peloton bien aligné, défilant dans le village en chantant LA MARSEILLAISE. Puis nous sommes restés près de 24 heures sans participer aux activités et sans obéir aux ordres. Ceux qui l’ont vécue estimeront la situation : pas de messe, pas de salut au drapeau, pas d’inspection, pas d’activités…La grève en d’autres mots ! Ce fut une de nos dernières activités scoutes, à contre cœur ! Et, tant qu’à être menés à la méthode patronage, autant en faire directement partie, le patro de notre paroisse avait besoin de dirigeants. Nous avons servi de notre mieux durant plus de deux ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En tenue de la ROYALE DUCALE avec une magnifique ceinture rouge      

                                                                                                                                            La patrouille des AIGLES 22° NOTRE DAME DES BOIS  DOLHAIN LIMBOURG

                                                                                                                                                                                                                           

             Nicole a retrouvé du travail dans un premier temps dans une blanchisserie à Verviers, chez DEGBOMONT, puis comme correctrice aux éditions MARABOUT. Ce qui m’a donné la possibilité de lire beaucoup de choses intéressantes de différents auteurs très célèbres et de disposer d’une bibliothèque formidable dont la collection complète des MARABOUT JUNIOR y inclus les BOB MORANE. Francine a épousé Pierre en 1953. 

Pendant ce temps papa a un peu vagabondé dans les chantiers pour des ponts : Bomal, Barvaux, Esneux,… Il ne revenait qu’une partie de week-end vu les déplacements à faire en train sur la ligne de l’OURTHE. Nous avons vécu avec maman et Raymond une épopée à cette époque. Papa travaillant au pont d’Esneux, et nous revenant de Daverdisse et Wellin ( avec le tram en partie ), maman a décidé de scinder le retour, pour aller chercher papa à son logement et faire la suite du trajet tous les quatre. Quelle erreur, nous avons été « maintenus en garde à vue »  dans la salle d’attente d’Esneux car nous n’avions pas le document ad hoc pour interrompre le trajet ! Finalement après beaucoup de pleurs, nous avons pu aller jusqu’au chantier rejoindre papa et nous avons fait la suite du trajet en train en repayant les coupons ! 

Ce fut très pénible pour nous de le voir uniquement quelques heures par semaine. Un entrepreneur a fait faillite ce fut alors la guerre pour faire valoir ses droits . C’est ainsi qu’ il a été engagé par la firme WUST de MALMEDY. (En 2007 cette société existe toujours et compte entre 500 et 700 travailleurs. Vincent, mon fils y travaille) Il a participé à l’édification de nombreux bâtiments publics, sans respecter l’ordre, il y a la piscine communale de Verviers, la caserne militaire de SAIVE, le bâtiment RTT (Belgacom) de Verviers, les écoles IPES 1 et IPES 2, les garages de la caserne de Verviers, le pont sur le lac de Robertville, les bâtiments du centre de vacances RTT à TRASENSTER-NESSONVAU( actuellement centre d’hébergement des sans-papiers), la première galerie commerçante de Verviers avec cinéma et appartements ( Galerie VOOS). N’oublions pas le barrage de NISRAMONT avant de citer les halls de l’EIB à DISON.

 

Nicole, Raymond et moi sur le Pont d’Hercule à DOLHAIN en 1952

Le pont a sauté en 1940 et ne sera réparé que début 1970. 

Les vêtements que nous portons sont l’œuvre de maman Je ne peux taire les qualités ménagères et autres de maman que je réitère. Elle était excellente cuisinière, était experte dans la confection des confitures, la stérilisation des conserves de légumes, la confection de tartes, la réalisation d’une fameuse tête pressée. Elle savait aussi effectuer toutes les tâches pour tirer profit d’un cochon tué : boudin, saucisses, et conserver faute de congélateurs à cette époque dans du sel. Elle était également couturière hors pair. Rien ne la rebutait derrière sa machine SINGER. Nos vêtements, du moins jusqu’à un certain âge, étaient issus de ses mains de fée.

Ces dires sont la constatation que nous avons pu faire en l’aidant quelque fois à ces réalisations.

 

Raymond a tâté de l’harmonica et devient rapidement un virtuose, que ce soit un simple ou un chromatique. Il a souvent égayé nos veillées feu de camp en interprétant ou en accompagnant les airs traditionnels. Il a de plus réalisé une collection très importante de bagues de cigares. Il devait en avoir plus d’un millier.

 

Entre temps, en 1956,  Nicole s’était également mariée. Nous habitions alors rue L. BRULL n°62. Raymond et moi avions deux petites nièces que nous adorions. La maison de BEAURAING ayant été vendue, la brique dans le ventre d’un bon belge a réveillé les aspirations de mes parents. Après de nombreuses recherches, ils ont opté pour une maison à VERVIERS, nous y avons emménagé en avril 1958.

  

            Notre maison à Verviers, était une partie d’une ancienne chocolaterie qui servait de garage aux chars avec un corps de logis à l’étage. Il n’y avait ni eau courante, ni égouts. Pour y accéder, il fallait passer un porche. Le camion qui nous y a conduit a dû dégonfler un peu ses pneus pour ne pas rester coincé. Le premier travail de papa fut d’y raccorder l’eau : une tranchée de 500 m et des chambres de visite, pour raccorder 4 maisons supplémentaires, sans beaucoup d’aide des autres. Puis nous avons réalisé les travaux d’aménagement en confectionnant nous-mêmes manuellement le béton et les blocs, en transportant à la    brouette les déblais dus au creusement pour la construction de la véranda, d’une fosse sceptique, il devait y avoir près de 20 m³ de terre. Raymond a noué contact avec ANNETTE, et va la rejoindre discrètement sur le chemin du retour après la fin de leur travail. Annette était une adepte du vélomoteur. De ce fait Raymond

  a pris une certaine distance vis à vis de son frère.

             C’est l’époque où j’ai fait connaissance de la CROIX ROUGE comme junior secouriste à Verviers, avec d’excellents palmarès dans les tournois, dont celui à BRUXELLES en 1958 où nous avons supplantés des juniors secouristes d’autres pays. Comme récompense, nous avons pu visiter l’Expo 58, c’était magistral. Puis j’ai passé le brevet de secouriste et suis devenu actif dans les services de secours jusqu’à être co-responsable provincial de Liège des services de secours, notamment au Circuit  de Francorchamps.

 

 

 

 

 

 

RAYMND A ONBOSCO

Voici les passants d’épaules  qui déterminaient nos capacités et notre fonction, les grades ayant été abrogés. Le caducée vert indique la qualité de secouriste de catastrophes, la base verte stipule la qualité d’instructeur du SSCR, quant à la couleur mauve elle indique la responsabilité au niveau provincial, dans le domaine de la formation services de secours, de la préparation et de la direction des actions de Secours.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le second insigne est l’insigne de béret de l’ECOLE D’ORDONANCE. 

  

 Le T est le badge indiquant la réussite d’examen pour avoir le Brevet de capacité CLASSE 3 dans le domaine mécanique véhicules militaires.

 

 

 

 

 

 

 

Le dernier est l’insigne de béret du 4 Bataillon de Carabiniers Cyclistes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Raymond a réussi ses cours techniques et après un passage dans un petit atelier de mécanique est entré comme fraiseur-aléseur à l’EIB (Electricité Industrielle Belge, fabricant les appareils de contrôle des installations industrielles, tels des disjoncteurs), poste qu’il occupera jusqu’à sa mise à la pension. J’ai également terminé avec succès mes humanités techniques et j’entre à la R.T.T. comme téléphoniste-télégraphiste à Malmédy après avoir passé l’examen de recrutement en obtenant une magnifique 6ème place sur 2.500 candidats. Deux mois après, le 01/01/1963 je commençais mon service militaire comme candidat sous-officier de réserve à l’Ecole d’ORDONANCE, caserne St Jean à Tournai. Je faisais partie de la clique de l’école d’Ordonance. Puis je suis parti à DÜREN pour le reste de mon service, chez les Carabiniers Cyclistes (Le 4 CY), comme mécanicien de véhicules à chenilles. Je savais que mon cousin Jean BRACHER était militaire de carrière au 1 Lancier, la caserne à côté, et nous avons eu le plaisir de passer beaucoup de moments de loisirs ensemble. Raymond a été dispensé de son service pour raison de santé. 

Pierre SONVEAU, le mari de Francine avait réussi à entrer également à l’EIB comme monteur extérieur, leur fille Françoise avait un an. Adolphe, le mari de Nicole, avait quitté son poste de tourneur aux carrières  de DOLHAIN, pour ouvrir un magasin d’électroménager téléviseurs, pour lesquels il réalisait le montage d’antennes. La télédistribution lui a causé un grand préjudice commercial. Pascale était venue rejoindre sa sœur Joëlle. 

Puis vint une période sombre. En 1964 papa est rentré du travail plus tôt que prévu en se plaignant de malaises aux jambes. Nous avons pris conscience du sérieux de cette maladie, lorsqu’il m’a demandé d’aller reprendre ses effets et outils sur le chantier de l’EIB. C’est la seule fois où mon père s’est assis sur le magnifique scooter CZ qu’il m’avait payé. Raymond quant à lui avait reçu une moto JAWA 125cc. Au mois d’octobre, il nous quittait. C’est à cette époque que je suis devenu dessinateur d’études à la R.T.T. en étant classé troisième.       

                                                                                  

        Raymond et moi avons épousé nos fiancées durant l’année 1965. Raymond et Annette sont restés avec maman pendant un certain temps. Puis je suis venu habiter la maison voisine durant quelques années avant de m’installer à DISON. Raymond de son côté avait acheté une maison à Andrimont et avait trois enfants. Nicole avait donné naissance à Isabelle. De mon côté j’ai eu cinq enfants. Les cousins, cousines Nathalie, Laurent et Isabelle sont nés en 1966 à quelques mois d’intervalle. 

        

 

 

  

 

Raymond et Annette ont goûté au plaisir du caravaning et ont installé leur caravane à

ROYOMPRE                                                              

 En préparant un camp à ROBERTVILLE                                    1Sgt  CSOR BRACHER Gérard                                         où ils ont au fil des ans passé des vacances                                                                                                                                     62/47839 classe II technique                        très   agréables. 

        

Une possibilité de promotion en 1970 m’a ouvert à l’informatique, et j’ai opté pour cette discipline que j’ai servie durant 28 ans.

         En septembre 1981 maman s’est plainte de malaises qui ont dégénéré. Elle nous a quittés en novembre. Ce fut le premier décès d’une série de 4 dans l’espace de 5 semaines que mon épouse et moi avons dû supporter, les trois autres étant dans sa famille. Françoise donne naissance à Gaëlle l’année suivante. 

        Suite à cette perte cruelle, clé de voûte de la famille, les rencontres sont devenues moins fréquentes. Chacun commençant aussi à rencontrer des problèmes de tout ordre. Je divorçai en 1987 et obtins la garde de nos cinq enfants, Pierre Sonveau nous quittait en 1989 après avoir subi d’importantes opérations, et Nicole était partie s’installer dans un bled Hantes-Wihéries près d’ERQUELINES. Francine habitant un appartement dans une cure à STEMBERT faisait l’objet de nos gentilles railleries ( nous l’appelions « la bonne du curé »). Elle a également été quelques années maman catéchiste et a eu le plaisir de remplir son rôle de grand-mère.           

            Françoise est  entrée au secrétariat de la CSC et a acquis la compétence, la confiance pour obtenir la fonction de secrétaire de direction du secrétaire général.           

            Joëlle s’est un peu consacrée à certaines professions dont un commerce de matériel et animaux pour les aquariums. Ensuite elle a opté pour un emploi chez un huissier de Justice. 

            Pascale est  entrée directement dans cette agence d’huissier de Justice. 

            Isabelle a rejoint le FOREM où elle administre un centre d’écolage.           

            Laurent, fait son service militaire en 1986, il est affecté au camp d’entrainement d’Elsenborn   attribué au 20 A, après le mois de formation à Saive ( construit dans les années 50 par son grand-père )

                                                            

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            

                  

Ecusson du 19 ACH                                                                       Ecusson de béret de l'artillerie à cheval                                               Ecusson du 20A                       

 

Bernard lui, entre à Saive en 1987, la veille du départ vers le 19 ACH à SIEGEN Batterie GOLF, il est victime d’une agression sportive qui nécessite une hospitalisation pour fracture du bras. Il rejoint SIEGEN dès sa guérison nanti d’une réputation de carottier.

 

En octobre sa batterie   vient s’entraîner à Elsenborn pour le test annuel et le réussit . Les courses dans les ornières durcies ou boueuses, pour procéder au repérage des tirs, ont provoqué plusieurs chutes avec des  entorses à la clé. La dernière a été fatale, Bernard s’est retrouvé à l’HM St LAURENT à LIEGE avec la jambe plâtrée suite à une déchirure de ligaments.

 

Or, sa batterie regagnait SIEGEN le lendemain. Bernard s’est ainsi trouvé sans vêtements civils ceux-ci étant à Siegen. Nous avons choisi le jour des fastes régimentaires avec remise de commandement pour nous rendre jusque là pour tenter de les récupérer. 

Ce ne fut pas facile, mais nous les avons reçu grâce à certaines complaisances.  Bernard l’a regretté lorsqu’il a rejoint SIEGEN pour les formalités de démobilisation, des objets disparus depuis Elsenborn ont été remboursés le jour des fastes et bien que son sac soit consigné ces mêmes objets, et d’autres avaient à nouveau disparu.    

C'est à cette époque  que nous avons décidé  mon épouse et moi de mettre fin à note union et donc de nous séparer.                                                                                                                                                                                          

Frédéric, sera exempté du service suite à son accident de mob survenu peu de temps avant, en revenant de son travail lors d’une soirée tragiquement noire et très pluvieuse. Après de nombreuses années comme électricien, monteur, à L’EIB, les séquelles de son accident mob, l’incite a postuler un poste de professeur d’électricité à l’école DON BOSCO.

             Vincent et Olivier n’ont pas dû faire leur service puisque dans une famille de 4 garçons, seuls deux sur les 4 sont tenus à faire le service militaire.

             Raymond a dû prendre sa retraite suite aux restructurations de l’EIB. Il consacrera ses loisirs à aménager son intérieur. Nos enfants se marient tour à tour et nous procurent la joie, le bonheur d’être grand-parents.

 

Fin 1998, vient mon tour d’être pré-pensionné suite encore une fois à des restructurations. Pour occuper mes loisirs j’ai pris un travail d’appoint. En 2000, il m’est arrivé un événement très particulier : durant mon voyage en voiture, la RTBF a diffusé exceptionnellement le chant des partisans. Ma pensée est allée directement vers ma tante Marie-José BRACHER qui avec feu son époux Edmond LAMBERT en faisait partie. Celui-ci avait demandé que cet air accompagne l’entrée de son corps dans le four crématoire. A peine rentré à la maison, le téléphone a sonné : c’était ma sœur Francine qui m’annonçait le décès de tante Yéyé !

 

En 2004, mon frère,  allait rejoindre nos parents dans la béatitude éternelle.

C’est lors de l’attente au crématorium en parlant avec mes neveux et nièces que j’ai pu me rendre compte qu’une histoire se perdait : celle de la famille BRACHER.

 

            Caroline s’est tournée vers le scoutisme, elle a été lutin puis guide. Elle occupe en 2009 la fonction de sous CP. Elle espère pouvoir poursuivre encore quelques années. Elle a opté pour un nouveau sport le KIN BALL où elle est joueuse, avec une cape internationale, arbitre et coach.

 

            Nicolas a aussi goûté au scoutisme, après les louveteaux, où il était sizainier, il est entré à la Troupe. Mais il a une autre très grande passion : le football, où il tient avec un certain succès le poste de gardien de but. Durant la saison 2008-2009 il a joué dans les séries de Minimes Supérieurs et Provinciaux. Vu les qualités de ses prestations, le club de l’AS EUPEN l’a transféré pour faire partie des Cadets Nationaux U13. Lors d’un tournoi à DÜREN en mai 2009, il a reçu le trophée du meilleur gardien de but. Il a également joué durant une saison dans la catégorie ELITE 14, où il a disputé des rencontres contre les équipes phare de la PRO LIGUE. Il poursuit sa carrière footballistique dans les séries Elites, toujours comme gardien de but.

 

En 2014 il joue dans les -19 du FC VISE groupe des III Nationales B.

 

Nous avons depuis peu, un membre d’une équipe sportive ayant participé à une COUPE DU MONDE. Il s’agit de CAROLINE BRACHER pour la discipline KIN-BALL. Où la Belgique s’est classée à la 5ème place face au Japon, et au CANADA pays créateur de ce sport, la France, la SUISSE, l’Espagne et le DANEMARK..

COUPE DU MONDE 2011

NANTES

 

Le 07/08/2013 la famille compte une unité de plus. La petite Maéline est née, elle est la fille de Jonathan DIRX, petit-fils de NIcole.

 

Ce 2 octobre 2014, Caroline a amélioré son palmarès dans le KIN BALL en devenant avec l'équipe féminine, championne d'Europe lors de la Coupe d'Europe en TCHEQUIE. 

 

Caroline est à droite de la coup.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le 10janvier 2015 à 23h45, Nicole n'ayant plus suffisamment de ressources pour refuser l'invitation pressante de la grande faucheuse s'en est allée rejoindre nos parents et notre frère Raymond dans l'éternité. Ces ressources ont été utilisées lors de son hospitalisation du mois de  juin à début décembre. Durant ses passages via les urgences, les soins intensifs, les services d revalidation, elle a continué à faire démonstration de son esprit récalcitrant, de son entêtement. Mais hélas, l'usure de son organisme a été une grande associée à son ennemie tant de fois repoussée.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nouvelle performance de Caroline le 10 mai 2015 : championne de BELGIQUE de KIN BALL série dames.

 

Le 14 mai 2015, la famille s'agrandit par la naissance d' Emil DARCIS, arrière-petit-fils de Nicole.

 

Suite du Palmares KIN BALL de Caroline, Coupe du Monde 2015 à Madrid (Espagne) : la Belgique termine 4ème !! Derrière le Japon, le Canada et la France.

 

Caroline BRACHER porte le numéro 2 de vice capitaine .

 

Le 22 novembre 2015, Nicolas, à son tour, s'est mis en valeur. En effet, pour la première fois, il a été aligné en championnat de 1P Liégeoise. D'après la presse et son père, il a fait une très belle prestation.

 

 Ce premier décembre 2016, la famille de Nicole s'est enrichie d'une unité supplémentaire par la venue Maxine SCHAUSS, petite-fille de Pascale BOINEM.

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Voici une photo de groupe de notre famille prise lors de la célébration du 70ème anniversaire de NICOLE.

Sont absents sur la photo : Floor BRACHER (3 mois !), DANY et JONATHAN DIRX (mari et fils de JOELLE BOINEM), et votre serviteur GERARD BRACHER : opérateurs photos et vidéo.

De g à d : bas de la photo :

Christophe DARCIS(N-I),ALISON DIRX(N-J),OLIVIER BRACHER(G), LAURENT BRACHER(G), BEATRICE TRINON(G), NICOLAS BRACHER(G-L), ANNE-FRANCOISE BRACHER(G), CAROLINE BRACHER(G-L), ROMAN BRACHER(G-O),ANTHONY BRACHER(R-V), BENJAMEN BRACHER(R-F),fils de FABIENNE HABSCH,TOM BRACHER(R-F),fils de FABIENNE,GABRIEL BRACHER(R-F), ALISON BRACHER(R-V).

            Ligne médiane photo :

Copine Jérome, JEROME DARCIS(N-I),Emmanuelle ALBERT(N-J),copine Michael, MICHAEL SCHAUS(N-P), derrière : GAELLE  BRAGARD(F-F), QUENTIN LANSMAN(F-F-G), FRANCOISE SONVEAU(F),MARIAN LEINDERS(G), x, NATHALIE BRACHER(R), JOELLE BOINEM(N),NICOLE BRACHER,ANNETTE TESSON(R), amie Nicole de MARABOUT, FABIENNE HABSCH(R),ARMAND copain VALERIE.

            Ligne supérieure :

 FREDERIC BRACHER(R), VINCENT BRACHER(G),NATHALIE COLLIGNON(G), BERNARD BRACHER(G),ISABELLE BOINEM(N),PASCALE BOINEM(N),x, CHARLES VANCAUWENBERGHE(R),VALERIE BRACHER(R).

FRANCINE n’est visible que par la pointe de ses cheveux derrière NATHALIE BRACHER .

           

Et pour terminer, un peu d’humour : sauf erreur ou omission !

 

BRACHER Gérard

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