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LE NOM BRACHER AU TRAVERS DES SIECLES

 

 

 

L’utilisation d’un nom de famille a été décrété au XIIème siècle en Allemagne, en France et en Grande-Bretagne. Il a été constitué souvent par le sobriquet ou par le prénom du père. Pour rappel, jusqu’au XVIIIème siècle, l’ALSACE ET LA LORRAINE font partie du Saint Empire Romain (germanique).

 

L’ensemble des généalogistes consultés reconnaissent que la source du nom BRACHER est un des premiers noms patronymiques utilisés depuis la modification du surnom habituellement pratiqué en un nom de famille. Bien sûr, au départ de nombreux sobriquets ont été pris comme nom de famille.

                 BRAKKERMAN en fait partie. Il désignait une personne chargée de l’entretien, du dressage des chiens pour la vénerie.

 

Certains généalogistes allemands donnent  une référence légèrement différente, en stipulant les cas de personnes forts bruyantes, ou ayant une forme de visage particulière. Mais dans chaque cas cela se réfère au chien brakke.

 

Cette référence au brakke ou au brakket, est également la base pour le nom BRACHER en France, Italie, GRANDE BRETAGNE et USA. La France parle de braque, l’Italie de braccio.

 IL existe une très grande variété d’orthographes qui se sont créées au fil des ans, suite aux migrations ou aux déménagements. La plus importante pour notre nom émane du Canton de Berne en Suisse, où apparaît dans

Armoiries d'un BRACHER en FRANCE.                                 la langue germanique le nom BRACHER.

 

On peut situer le premier exode massif au départ de l’Allemagne dans les années 1524-1526 période de la Guerre des Paysans contre le Saint Empire ROMAIN, dans les régions de l’Allemagne du Sud, la Suisse, l’ALSACE et la LORRAINE, Cette révolte a des causes liées à la réforme protestante et sociales. Elle se prolongera en 1534-1535 par la révolte des anabaptistes de MUNSTER.

C’est de cette période que datent les premières migrations pour le continent américain. Des actes et listes de passagers comportent ce nom à plusieurs reprises pour cette époque. De cette époque datent aussi les destructions de nombreux registres paroissiaux, bases de l’administration de l’époque, par la destruction, le pillage, l’incendie des églises, couvents.

 Pour ce qui concerne la GRANDE BRETAGNE, certains généalogistes situent l’apparition de BRACHER lors de la conquête faite par Guillaume le Conquérant en 1066, partie de Normandie, et dans laquelle figuraient certains BRACHER bretons. Le plus vieux couple retrouvé est le mariage d’ISAAC BRACHER le 01/05/1575 à l’église ST AUGUSTINE, WATHING STREET à LONDRES.

En Grande Bretagne, avant le VIIème siècle, il identifie aussi quelqu’un qui vit dans des terres nouvellement cultivées faisant partie de monastères en ECOSSE.

 

De plus en France d’autres possibilités d’origines sont préconisées. On en trouve traces dans des recueils d’actes dans les années 1200-1400. Ce sont des noms issus du lieu où résidaient les individus : village de BRACHES, seigneuries de BRACHER ou BRACHET. Les 3 origines sont issues du terme germanique brakke, car les fondateurs avaient des armoiries comportant des chiens de ce type (braque).

 

On trouve aussi en France la possibilité d’origine brasse qui était une mesure d’aunage dans une certaine contrée et qui équivalait à la longueur des deux bras tendus, ou de la perche qui en marine servait à maintenir le bas des voiles. Les personnes utilisant ces moyens ont eu le nom de BRASSIER modifié au fil des ans en BRACHIER puis en BRACHER.

 

Pour les USA, le nom est importé au XVIème siècle par les immigrants allemands victimes des guerres religieuses, et par les anglais incités par le nouveau roi de l’époque, également Prince du ELECTORAT DE HANOVRE, à coloniser ce vaste territoire nouvellement conquis.

 

Comme à l’époque, les langues nationales n’existaient pas, chaque région ayant son dialecte propre, tels le bavarois, l’occitan, le picard, le breton, le wallon…Les arrivants, ne pratiquant pas ce dialecte local, et étant souvent illettrés vu que l’enseignement était loin d’être obligatoire, n’avaient que le son pour donner l’orthographe de leur nom de famille. Or les voyelles, et certaines consonnes n’ont pas le même son dans toutes les langues. D’où les difficultés des clercs, des curés pour transcrire dans les registres de l’époque les noms épelés par ces étrangers au sens large du terme, car un picard peut à l’époque être considéré comme étranger à Marseille. Ceci est tout autant valable dans les lands en Allemagne et les cantons en Suisse, entre les USA et la Grande-Bretagne.

 

Chez nous le wallon se différencie même d’un village à l’autre, celui de DAVDISSE (DAVERDISSE), était différent de celui de POITCHRECE (PORCHERESSE), de DJIMBE (GEMBES), Que dire alors de la compréhension d’autres patois. Durant la guerre de 1940-45, DAVERDISSE, a été le lieu de passage de réfugiés, liégeois, verviétois. Ceux-ci, ont sollicité une « tôt « à ma tante Marie Louise. Pour elle dans le jargon de DAVERDISSE, cela signifiait une tarte. Elle en a été outrée vu la crise alimentaire qui s’installait et, après palabres, ils ont eu leur tartine !

 

Et ce problème se renouvelle à chaque déménagement dans une région différente. Même parfois dans la même commune comme à AMANCE où les enfants de Christophe BRACHER ont porté des noms différents tels BRACHE, BRACHERE et BRACHER. Alors ne nous étonnons pas du nombre important de variantes de l’orthographe de notre nom tant en Allemagne qu’en France, qu’en Grande Bretagne, et qu’aux USA.

 

Aux USA devant le nombre trop important d’orthographes des noms de famille, des chercheurs ont établi dans les années 1880, 1900, 1910 et 1920, des systèmes d’indexation des noms sur base de l’orthographe afin d’aider les généalogistes à retrouver leurs ancêtres.

 

Trois systèmes sont le plus souvent utilisés. Le premier code est le US THE METAPHORE CODE dans lequel notre nom porte l’index BRXR. Il est accompagné de 290 autres noms assimilés. Le second code est le SOUNDEX SYSTEM dans lequel BRACHER a le code B626. Là il est assimilé à 6588 autres noms similaires.

Le troisième code est le NAMEX qui est le plus préconisé, il donne 253 variantes pour notre nom.

 Voici les principales variantes pour notre nom :

 En Allemagne :

- Brack, Bracke, Brach, Brache, Brak, Brakk, Brakke, Bracken, Brakken, Bracker, Bracher, Brachère, Brachaire, Brackner, Brakkner, Brachner, Brackel, Brackell, Brachet, Brakkel et beaucoup d’autres.

En France

 Brechet, Brecher , Brache, Brexchet, Brechier, Brechie, Brecherier Braichet,

Bretchet, Brechez,

Bracke, Bracher, Bracken, Braecke, Brachier, Brachere, Brachet

Braacken, Brackin, Brecken, Braeke, Brakins, 

Brekon, Burchet.

 

Vous comprendrez que je ne peux citer toutes les possibilités issues aux USA.

 

A l’heure actuelle, au 21ème siècle, le phénomène est toujours là. Dans ma région francophone, limitrophe de la RFA et de NL, mon nom est prononcé soit brakair, brahair, brachet, rarement braché. Il faut chaque fois rectifier la prononciation à l’étonnement de la personne incriminée. Pourtant, ils ne vont pas acheter leur viande chez le bouchair, le boukair, le bouhair …

 

Encore heureux que l’orthographe soit officiellement enregistrée au registre national. Alors ne culpabilisons pas nos anciens ! Ils n’avaient pas la moindre once de notre éducation scolaire.

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